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La retraite globale se constitue à la fois de la retraite de base et de celle dite complémentaire, et celles-ci sont obligatoires. Elles fonctionnent toutes deux sur le principe du régime par répartition, c’est-à-dire que chaque individu qui cotise alimente les caisses de retraite afin de permettre à l’État de verser les pensions des retraités actuels. Ces cotisations sont alors issues d’une part des salaires de l’individu, en addition de la part de son employeur, c’est-à-dire les charges patronales.

Une fois que les individus ayant cotisé atteignent l’âge de départ à la retraite, ils perçoivent alors à leur tour les pensions qui leur reviennent et qui sont issues de la retraite globale. Dans cet article, nous aborderons en détail le fonctionnement du régime complémentaire en 2022.

 

Pourquoi la retraite complémentaire ?

La retraite complémentaire a été instaurée afin de faire face à l’insuffisance des pensions émanant du régime de base. En effet, un déséquilibre significatif a été relevé au niveau du nombre de retraités ayant droit à leur pension et l’approvisionnement des caisses par les salariés de la vie active. Ce, face au vieillissement démographique et à l’insuffisance de la population qui cotise.

La retraite complémentaire est créée sur la base de la partie du salaire par rapport au plafond de la sécurité sociale. Ainsi, si ce plafond est atteint, la retraite complémentaire se constitue à partir de l’excédent enregistré, par le biais de l’AGIRC et de l’ARRCO. C’est à partir de 2019 que ce régime AGIRC-ARRCO a ensuite été unifié et il est dédié aux salariés. Les caisses collectant les autres types de cotisations dépendent du statut et de la catégorie socio-professionnelle : CARSAT pour les commerçants et les artisans, MSA pour les agriculteurs, régime général pour les professions libérales, retraite additionnelle de la fonction publique pour les fonctionnaires de l’État, territoriaux, hospitaliers ainsi que les magistrats.

 

Le fonctionnement de la retraite complémentaire

À la différence de la retraite de base qui est calculée à partir du nombre de trimestres, le régime complémentaire est libellé en nombre de points. C’est à partir de ces derniers que le montant de la pension à terme sera calculé. Deux processus distincts sont opérés :

  • la conversion des cotisations en points, sur la base du prix d’achat et ce, tout au long de la vie active, c’est-à-dire de la période pendant laquelle l’individu alimente la caisse de retraite AGIRC-ARRCO
  • la conversion des points en pension, au moment où l’individu part à la retraite. Dans ce cas, ce sera plutôt la valeur du point qui est entre en jeu dans la détermination du montant de la pension à verser

Prix d’achat et valeur du point évoluent chaque année. Pour 2022, le prix d’achat est de 17.4316 euros, tandis que la valeur du point est de 1.2841 euros. En raison de l’évolution de cette valeur, le montant de la retraite complémentaire ne peut être anticipé et n’est connu qu’au moment de la liquidation de la retraite. Le salarié peut toutefois consulter le nombre de points qu’il a acquis sur le site agirc-arrco.fr et en se rendant sur son espace personnel, c’est-à-dire après y avoir créé son propre compte.

 

Qu’est-ce que le système de coefficient de solidarité ?

Il s’agit d’un système de décote et de surcote et dont le taux est de 10%. La décote s’applique pour celui qui part à la retraite dès l’âge de 62 ans. Ceux ayant eu une carrière longue, et autorisés à prendre leur retraite dès 60 ans verront aussi ce malus s’appliquer s’ils quittent la vie active à cette échéance. En revanche, différer la date de départ permet d’annuler le coefficient de solidarité et si l’individu atteint le taux plein.