Les assurances-vie ont vu leur rendement s’effondrer avec les fonds en euros qui, à l’origine, étaient les seuls supports dont ces produits d’épargne se servaient pour faire fructifier le capital des souscripteurs. Depuis maintenant quelques années, les unités de compte ont fait leur apparition dans les assurances-vie afin de pallier cette fonte des rendements. Qu’appelle-t-on support, pour ces produits d’épargne, et comment sont réalisées les opérations d’arbitrage pour en tirer le meilleur profit ?

 

Des supports sécurisés

Pour faire développer votre épargne sans courir le risque de perdre votre mise, vous pouvez la placer sur des titres sûrs.

Ce sont les fonds en euros classiques qui sont des emprunts d’État qui sont des obligations ou des titres de créance. Les fonds en euros immobiliers fonctionnent de la même manière mais sur la base de ces classes d’actifs à hauteur de 60% en moyenne. On distingue aussi les fonds en euros dynamiques qui sont un mix entre les deux types susmentionnés – en euros classiques et immobiliers, couplés à des actions et à divers actifs boursiers. Ces fonds apportent plus de rendement, mais qui n’atteint pas ceux des unités de compte toutefois.

 

Des supports risqués

Les supports risqués sont les unités de comptes (UC) qui peuvent être choisis par l’épargnant de manière personnalisée, en fonction de son propre niveau de tolérance aux risques. Les OPCVM, SICAV et FCP font partie des classes d’actifs constituant les UC, de même que les trackers ou ETF et les fonds immobiliers tels que la pierre-papier. Cette dernière englobe la famille des SCPI, des OPCI et des SCI, qui sont moins volatils que les OPCVM. Pour les SCPI et les SCI, les rendements sont de l’ordre de 4.3%. Quant à ceux des actifs boursiers et des OPCI, ils peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse, ce qui fait que l’intégration de ces supports dans votre assurance-vie nécessite un suivi régulier sur l’évolution des marchés pour une prise de décision adéquate, au besoin – par exemple en cas de krach boursier.

L’avantage avec les UC, c’est la possibilité de diversifier votre portefeuille, ce qui est plus ou moins limité avec les supports en fonds en euro. En effet, les UC investissent dans différentes classes d’actif comme nous l’avons vu plus haut, qui se distinguent par leurs différents emplacements géographiques et par leur gestionnaire de portefeuille – la plupart étant des spécialistes en asset management. Ce qui permet de jouir de différentes expertises et stratégies pour répondre à de multiples objectifs.

 

Quid des fonds en euro-croissance ?

Les fonds en euros et les UC ont été combinés afin de donner lieu aux fonds en euro-croissance. Ce, dans le but de coupler leurs avantages, c’est-à-dire profiter à la fois de la sécurité de la mise et d’un rendement plus que décent.

Toujours est-il que les épargnants préfèrent directement miser sur les UC et sur les fonds en euro en prenant soin de bien analyser les avantages et les risques, en plus de leur concordance avec leurs propres objectifs. Cela au lieu d’investir dans les fonds en euro-croissance dont le choix de la composition est déterminé par défaut par l’assureur.

 

Différents types de profil

Grâce à ces différents supports, les assurances-vie proposent des types de profil qui sont les suivants :

  • le profil prudent : les risques sont limités et les produits sécurisés sont de l’ordre de 60%
  • le profil équilibré : Il se caractérise par une répartition équilibrée entre actifs sécurisés et risqués
  • le profil offensif : l’investisseur accepte une part de risque importante avec l’intégration d’UC à hauteur de 70% de son portefeuille.